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Région Midi-Pyrénées

Département de l'Aveyron

Communauté de communes
Lot et Serre

Commune de
Saint-Martin-de-Lenne

carte de la région Midi-Pyrénées

Historique de Saint-Martin-de-Lenne

dessin de St Martin de Lenne avant 1932 par Jean Cassagne

L'origine du nom de notre village ainsi que l'époque à laquelle il est apparu demeure vague. Nous n'en savons pas grand-chose.
Il est probable qu'il se soit constitué autour de l'an mille, on sait qu’il existait à quelques kilomètres en allant sur Laissac, avant Galinières une villa gallo-romaine, localisée près de la Serre et portant le nom de Nantuéjols qui signifie en celtique « la clairière de la vallée ».
Le village perché au dessus est bien exposé et on peut supposer que des religieux issus des prieurés existants à Ste-Eulalie ou même à St-Martin de Montbon soient venus créer un ermitage dans les bois qui recouvraient alors la butte, attirés par le jaillissement de l’eau sur cette butte, ces puits artésiens devaient paraître miraculeux.
Si l’on se souvient que St-Martin évêque des Gaules avait le pouvoir de faire jaillir l’eau, ce peut être l’explication du nom de notre village !
La première fois que que le nom de St Martin et celui de son église sont clairement cités, c’est dans une bulle du Pape Pascal II de 1114. La paroisse est confiée aux moines bénédictins de Lughanac (sur la Cne de Bertholène) où ils sont installés depuis 1072 et dépendants de l’Abbaye d’Ebreuil au nord de Clermont Ferrand.
Le nom du premier curé de St-Martin que nous avons retrouvé est B. de Fraissines en 1267.
St Martin est né en l'an 336 en Hongrie, mais fut élevé à Pavie, son père était tribun militaire et lui-même se tourna vers la carrière militaire et servit parmi les cavaliers de la garde de l'empereur Constance et fut envoyé en occupation dans la gaule romaine.
Il semble qu'il fut attiré très tôt par le christianisme ! Un épisode que l'on retient de sa vie relaté par l'histoire est celui de la scène du partage du manteau qui se passe à une porte de la cité d'Amiens, où un pauvre grelotte dans le rude hiver.
Le soldat Martin est vêtu de la chlamyde, la cape blanche que porte tout cavalier de la garde impériale. Il s'approche du pauvre et, d'un coup de son épée, il coupe en deux sa cape, revêt le pauvre d'une des moitiés et se revêt de celle qui lui reste !

Administration de la commune

Jusqu’à la Révolution, la commune était administrée par des consuls, élus chaque année par les habitants représentatifs. Après la révolution, la Constitution de l'an VIII regroupa plusieurs Communes en une seule Mairie.
C'est ainsi que la Mairie de St-Saturnin de Lenne regroupait Campagnac, St-Martin et La Capelle. C'est sous le règne de Louis XVIII que les communes de Saint-Martin et de la Capelle obtinrent d'être détachées de la mairie de St-Saturnin pour devenir indépendantes.
La création d'un Conseil Municipal fut autorisée et les élections ont eu lieu à la mairie de St-Saturnin. L'installation de ce nouveau Conseil en mairie de St-Martin eu lieu le 13 octobre 1839 sous la présidence du maire de St-Saturnin qui remettait à Pons, nommé maire de St-Martin, les documents concernant cette commune.
En même temps par devant la municipalité de St-Saturnin, Pons et les nouveaux conseillers municipaux de St-Martin prêtèrent serment de fidélité au Roi et d'obéissance à la charte et aux lois.
Par arrêté préfectoral du 28 novembre 1839, Mr. Auguste Pons fut nommé Maire et Mr. Barthélemy Comte, Adjoint.

Ecoles de St Martin de Lenne

Ecole St Martin de Lenne

En 1779, Françoise Pelat, religieuse native de Lenne, fonda la première école privée de filles à St Martin.
Françoise Pelat exerça la fonction d'institutrice pendant près de 45 ans dans une maison située dans le haut de St Martin (actuelle maison Teissèdre), avec l'aide précieuse de Rose Rigal, elle-même secondée par Marianne Raynal.
Il fallut cependant attendre 1833, pendant le règne de Louis-Philippe, pour assister aux véritables débuts de l'école communale de St Martin.
En effet, le 14 juin 1833, Jean-Pierre Comte légua au village une somme d'argent pour la scolarisation des enfants pauvres de la commune ainsi qu'une petite maison destinée à servir d'école aux garçons (bâtiment situé près de l'ancien presbytère).
Notons qu'à cette époque St Martin compte une centaine d'enfants en âge d'être scolarisés.
Deux ans plus tard, en 1835 est dressé le premier procès-verbal d'installation d'un instituteur dans la commune de St Martin. Mais, faute de moyens et de place, l'enseignement reste réduit à l'apprentissage de la lecture et de l'écriture.
La maison léguée par Jean-Pierre Comte se révéla très vite trop petite et la salle de classe des filles menaçait ruine. La construction du nouveau couvent en 1861 dans le haut du village permit une solution temporaire pour l'enseignement dispensé aux filles.
En ce qui concerne les garçons, Charles Fabre, maire, loua dès 1864 une maison appartenant à Victoire Cassagnes (L'ancienne mairie) et le 24 juin 1872, le maire, Adolphe Comte, signa le contrat d'achat de cette maison pour y installer l'école des garçons et la mairie.
Pour payer, le conseil offre la petite maison léguée par Jean-Pierre Comte et une soulte financée par l'aliénation d'une partie de la même rente Comte. Mais le bâtiment nouvellement acquis devait encore être aménagé et partiellement reconstruit. Les travaux s'achevèrent en 1876.
Ce n'est qu'en 1912 que fut achetée par la mairie à Firmin Bonifacy, forgeron, une maison dans le bas du village (l'école actuelle) destinée à l'enseignement des filles. Là aussi, des travaux importants furent entrepris pour n'être réellement terminés qu'en 1928.
Ainsi, au début des années trente, la commune de St Martin est propriétaire de deux écoles communales. A cette infrastructure scolaire s'ajoutait la classe enfantine du Couvent.
Le déclin démographique dû à l'exode rural, la surmortalité des jeunes adultes pendant la première Guerre Mondiale et la diminution progressive des familles nombreuses, conduisit à un regroupement des écoliers dans l'école des filles.
En ce qui concerne le hameau de Lenne, le conseil municipal se pencha dès 1865 sur le sort des enfants d'Orbis et de Lenne, que la distance et les intempéries hivernales privaient souvent de classe et, proposa que Thérèse Raynal, religieuse à St Martin, soit nommée institutrice à Lenne.
Devenue école communale en 1878, cette classe ne résista pas à la diminution de la population.
Plus de deux siècles après l'ouverture de la classe de Françoise Pelat, St Martin a conservé son école par la volonté des élus et grâce à un regroupement pédagogique avec l'école de Pierrefiche. Espérons que les parents d'élèves présents et futurs prendront la mesure de l'importance de ces petites écoles rurales et permettront à ces classes de survivre en scolarisant leurs enfants au village.
C'est dans cet esprit que la municipalité a jugé nécessaire d'agrandir et d'aménager l'école actuelle, afin de maintenir sur place ses propres bâtiments scolaires qui sont partie intégrante de la vie et de l'âme du village.